Histoire du Thil

Le temps avant 1300

À l'endroit où le château se trouve aujourd'hui, les restes d'un menhir celtique de granit rouge ont été trouvés. On peut donc supposer que le nom «Thil» est descendu du «Til» celtique ce qui signifie «colline». Le château domine toujours la vallée de la Grosne, et il est facile d'imaginer que cet endroit exposé est un lieu de puissance spécial à l'époque et l’est encore aujourd’hui. 


Le temps de 1300 à 1596

Au Moyen Age, il y a une forteresse à cet endroit, dont les seigneurs sont les Du Tartre. Ils dominent les environs pendant près de 300 ans.

 

En 1491, le roi Charles VIII confirme les Du Tartre dans leurs droits par un privilège daté de 1491 à Tournus. Il est en route vers les guerres en Italie et traverse la Bourgogne.

 

Pendant les guerres de religion en 1575, Le Thil doit supporter le passage des cavaliers saxons. Ils ont déjà incendié le presbytère à proximité de Buxy et détruit l'église d'Etiveau. La forteresse Le Thil est gravement endommagée par eux, mais ne pas prise.

Intérieur du 13éme
Intérieur du 13éme
Charles VIII
Charles VIII

Le temps de 1597 à 1793

Quand Henri le Bon (Henri IV) régne, le successeur des Du Tartre, Moyse de Rymon, seigneur de La Courtine, répare les dégâts au Thil autour de 1600. Il reconstruit complètement la forteresse. Il supprime le caractère militaire et crée, selon les termes de l'historien Cortépéé, «un palais de plaisance». Moyse a simplement mis en œuvre le style du souverain Henri IV.

 

Après la mort de Moyse de Rimon en 1622, ses biens passent à ses nièces Verjux et Royer de St-Micault. Dans la suite, le château passe dans beaucoup d'autres mains.

 

De 1741 à 1787, il est alors propriété des directeurs d'Orléans (commissaires royaux sous Louis XV), les Perrin de Cypierre. Ils construisent la chapelle située au sud en 1753 et la décorent avec une frise qui montre ses armoiries, encore préservée aujourd'hui.

Henri IV
Henri IV
Perrin de Cypierre
Perrin de Cypierre

Le temps de 1794 à 1874

Pendant la révolution, le château est confisqué et vendu en tant que propriété du peuple.

 

Il est divisé entre plusieurs propriétaires qui ne s’entendent pas. Par conséquence, le château n’est pas entretenu et tombe en ruine.


Le temps de 1875 jusqu’à aujourd’hui

Le château est inhabitable et partiellement détruit quand il est acquis en 1875 par le baron Max de la Vernette. Celui commence en 1880 avec la rénovation et le modernise dans le style de la 3ème République.

 

À partir de 1907, son fils Philibert de la Vernette acquiert progressivement des terrains dans les environs qui ont également été vendus pendant la révolution en tant que propriété nationale. Ainsi il peut aménager le parc qui n'a pas existé jusque-là.

 

Philibert de la Vernette, n'ayant pas d'héritiers directs, lègue la propriété en 1948 aux sœurs de Saint Dominique de la Mission des campagnes, une nouvelle branche des moniales dominicaines fondée en 1932 à Flavigny (Côte d'Or). Elles gérent le château jusqu'en 2012 et doivent vendre la propriété en raison du manque de novices.

 

Se suivent deux changements de propriété. Le deuxième propriétaire, un homme d'affaires américain, remet l’intérieur du château en l’état de l'époque du baron.

 

Le propriétaire actuel, Daniel Graf, poursuit ces travaux dès l'acquisition en mars 2017 et les terminait en automne 2017. Dans les années suivantes, le jardin et la forêt associée étaient restaurés à l'état naturel.

 

Le château, le parc et le bois sont réservés aux hôtes de la maison. Le public sera également admis lors d'occasions spéciales.

Baron Max de la Vernette et sa famille
Baron Max de la Vernette et sa famille
le château en l'année 1940
le château en l'année 1940
l'armoirie famille Graf
l'armoirie famille Graf